L’échange
Les élèves du Club ciné du lycée Elie Faure ont réalisé un court-métrage « L’échange »avec la participation technique de Stéphane Torregrosa et de Jean Alvin de la médiathèque de Lormont. Le thème de cette réalisation fut inspiré par l’exposition « A la recherche de Daphné »
Merci à tous pour votre vitalité incarnée dans ce mythe détourné et pour le prolongement de cette exposition/balade.
Des outils pour dessiner autrement
Posté par François dans En créant, en écrivant le 14 avril 2012
Dans un premier temps, j’avais lu « Les savoirs secrets des peintres » de David Hockney. Il explique comment il en est venu à s’ intéresser aux systèmes optiques. Les similitudes entre le trait de crayon de Ingres et de Warhol lui permettent d’aborder une réflexion sur les systèmes d’optiques utilisés par les artistes.
Il analyse cinq siècles de peinture éclairés d’une nouvelle lumière par ses propos . L’optique,la photographie avant l’heure, le cadrage, la profondeur de champ ( ou pas) sont autant d’éléments qui nous permettent de nous interroger sur la modernité et l’aisance de l’artiste (« le don »). Mais aussi de comprendre comment sont réalisés certains tableaux.
Secondement, le prêt d’Anne -Marie Migayron de camera lucida lors de l’exposition « Léo drouyn, l’inventeur du patrimoine. » à Lormont me renseigna sur l’utilisation de cet objet.
Je fis donc l’acquisition d’une camera lucida de Berville. Les premiers essais furent difficiles. A chaque fin de séance, j’avais le mal de mer ; sans doute un mauvais réglage lié à une vision fragile.
Cependant, la découverte d’une sensation de liberté dans l’exécution du dessin m’encourageait à persister. Je pus acheter un appareil à dessiner « reflex » Objet des années 50 ou 60. C’était une camera lucida qui n’en portait pas le nom, certainement pour des raisons de brevet. En meilleur état que l’objet du 19ème, je l’utilise régulièrement.
Conseillé par mon ami Fabrice Casarregio et afin de rester dans les pas de David Hockney , je réalise des dessins sur I Pad avec Brushes. L’aisance et la maniabilité me fascinent, je trouve un plaisir à dessiner que je n’avais pas eu avec une palette graphique. Il ne me reste plus qu’a faire réellement quelque chose de tout cela… entre paysage, nature morte et mes obsessions habituelles pour le visage, je devrais trouver mon bonheur.
Pour garder la tête froide
Posté par François dans En créant, en écrivant le 8 février 2012
Dans les pas de Théophile Gautier et Gérard de Nerval.
Posté par François dans Daphné, En créant, en écrivant le 14 décembre 2011
Mademoiselle Dafné
L’année dernière, il n’était question, que de mademoiselle Dafné de Boisfleury, ou la Dafné,
comme on l’appelait familièrement dans ce monde dont le plaisir semble être la principale ou
pour mieux dire l’unique affaire…/…
Théophile Gautier
Il est troublant de découvrir ce texte après avoir créé une Daphné au Bois fleuri !
Je reste dans les pas de Nerval et son ami Gautier
Delfica / Daphné
La connais-tu, Dafné, cette ancienne romance,
Au pied du sycomore, ou sous les lauriers blancs,
Sous l’olivier, le myrte, ou les saules tremblants,
Cette chanson d’amour… qui toujours recommence ?…
Reconnais-tu le Temple au péristyle immense,
Et les citrons amers où s’imprimaient tes dents,
Et la grotte, fatale aux hôtes imprudents,
Où du dragon vaincu dort l’antique semence ?…
Ils reviendront, ces Dieux que tu pleures toujours!
Le temps va ramener l’ordre des anciens jours ;
La terre a tressailli d’un souffle prophétique…
Cependant la sibylle au visage latin
Est endormie encor sous l’arc de Constantin
- Et rien n’a dérangé le sévère portique.
Gérard de Nerval
Les Chimères
…/ Chez Dante, comme Pétrarque, la figure féminine joue un rôle majeur, celui d’intermédiaire entre la terre et le ciel, ce qui justifie une conception idéale, épurée de l’amour, qui fait accéder aux plus hautes sphères de l’esprit et jusqu’au Salut. Le renouveau du pétrarquisme au XIX e siècle a particulièrement marqué Nerval, en croisant ses lectures romantiques à une époque de féminisme naissant./…
Corinne Bayle
Gérard de Nerval
L’inconsolé
biographie
éditions aden, 2008
La Division Janacek propose « Daphné » le dossier.
Posté par François dans Daphné, En créant, en écrivant le 10 octobre 2011
Une vidéo de l’équipe du service multimédia de la médiathèque du Bois fleuri à Lormont
Posté par François dans Daphné, Expositions le 17 septembre 2011
A la recherche de Daphné – Exposition du 24 sept au 27 nov 2011 à Lormont mise en ligne par Ville de Lormont sur Vimeo.
Merci à Jean, Stéphane et Fabrice pour vos regards complices.
Visage de pierre du 21 octobre 2010
Posté par François dans En créant, en écrivant le 22 octobre 2010
Division Janacek
Posté par François dans En créant, en écrivant le 14 décembre 2010
La fiancée du Minotaure
Posté par François dans En créant, en écrivant, Minotaure le 20 décembre 2010
Boèce on my mind
Posté par François dans En créant, en écrivant le 14 janvier 2011
La Division Janacek
Posté par François dans En créant, en écrivant le 19 janvier 2011
Boece on my mind
Au Glob
69 -77 Rue Joséphine
33000 Bordeaux
Vendredi 20 et samedi 21 janvier 2011
20h45 et 22h50
Les rencontres du court 30’/30’’
Festival de La forme brève
dans la création contemporaine
Arnaud Poujol (auteur), Serge Korjanevski (musicien/compositeur), François Robert (Plasticien).
« De tous les êtres, l’Homme est le seul qui donne lui-même un nom à son semblable, de même qu’il est le seul auquel Dieu n’ait pas donné de nom. »
Walter Benjamin, Sur le langage en général et sur le langage humain en particulier .
A la recherche de Daphné
Posté par François dans En créant, en écrivant le 25 juin 2011
« A la recherche de Daphné. »
Un projet dans le parc du Bois fleuri à Lormont de septembre à novembre 2011 .
Afin de fuir les ardeurs amoureuses d’Apollon, Daphné est transformée par son père en laurier .
Depuis ce jour, en mémoire de son amour, Apollon couronne d’une branche de laurier les artistes et les sportifs victorieux.
Le mont des lauriers, Lormont, possède un magnifique parc nommé Bois fleuri au sein duquel se trouve l’architecture du Pôle culturel et Sportif. Son logo en est un arbre stylisé.
Le parc du bois fleuri, constitué d’arbres aux essences diversifiées, est bordé de lauriers. Je me propose de dessiner à la craie un visage sur l’écorce de certains arbres afin de les personnifier. Les matériaux utilisés sur l’écorce seront effacés avec le temps. Le dessin sera dégradé par les intempéries afin de laisser place aux souvenirs de cette action. Les couleurs utilisées composées de teintes naturelles issues de la terre que sont les ocres jaunes et rouges retourneront à la terre et se marieront avec celle de l’automne.
Cette action sera suivie et interprétée par des photos de Bernard Brisé. Il accompagnera la réalisation et l’effacement des dessins en proposant sa vision artistique du parc.
Des textes écrits par Arnaud Poujol réinterprèteront le cartel traditionnel de botanique afin de reconstituer un cheminement poétique à travers le parc. A moins que des textes enregistrés accompagnent le spectateur dans une visite guidé-audio du site.
La musique et le son seront créés par Serge Korjanevski
Les visages des nymphes sylvestres tracés sur les écorces nous permettront de redécouvrir les liens étroits entre la nature et la mythologie. Le rôle des arbres dans la vie des hommes et les manifestations de la présence des dieux sur terre à travers eux nous révèlent le besoin depuis la nuit des temps de nous accorder à la nature.
Un totem à Robin
Posté par François dans En créant, en écrivant le 28 juin 2011
Robin est une propriété situé près de Verac, non loin de Libourne.
Là, vivait le poète Michel Valpremy décédé le 4 septembre 2007.
Claude Martin m’a commandé une sculpture, un totem composé de multiples visages. Inspirés par une petite tête en bois colorée posée depuis plusieurs années sur une table de la demeure .
La poutre de chêne sera entourée d’autres pièces en bois de moindres importances.
L’ensemble se positionnera au sommet de la colline à côté de la maison .
Je sculpte de temps en temps dans une grange du domaine cette pièce dont voici quelques photos de la réalisation en cours.
Une première photo de Bernard Brisé pour « A la recherche de Daphné. »
Posté par François dans En créant, en écrivant, Expositions le 4 juillet 2011
Propos divers sur « A la recherche de Daphné »
Posté par François dans En créant, en écrivant, Expositions le 7 juillet 2011
Hors de toute perspective et hors de tout contexte décoratif, mes visages peints se rapprochent davantage de l’icône que du portrait. L’icône s’oppose au portrait naturel représentatif d’une personne dans son contexte, ses émotions. Plus schématique, elle entraine une certaine froideur. Ces différences expliquent un genre pictural : « la manière grecque » (maniera greca), abandonnée à la Renaissance au profit d’une peinture plus naturelle.
Eikôn en grec signifie « image ». Elle possède une dimension religieuse parente des mythes qui nous occupent. Son spectateur perçoit une atmosphère liée à la magie renforcée par la présence des arbres. Voire même, pour mes réalisations, une apparence d’idole sylvestre.
Les icônolâtres (vénérateurs de l’icône) du Bois fleuri pourraient donc idolâtrer une image symbolique de la femme non dé-fleurée par la brute apollinienne. Au-delà du mythe antique, Daphné reste l’exemple de la femme libre de ses choix ; peut-être l’image du féminisme ? Mais, si elle est évoquée dans ce travail le spectateur doit-il la trouver ? Peut-on l’identifier dans une de ces figures tracées sur ces arbres ? L’énigme étant résolue, il n’y aurait plus de mystère pour le spectateur, la magie serait perdue !
Perdre la face, l’effacement, la disparition sont des termes au cœur de ce dispositif.
La plante principale, le laurier est liée à la magie, la divination des pythies et le couronnement des artistes et des sportifs vainqueurs.
Le dessin sur l’écorce m’échappe, il se crée des incidents heureux entre le graphisme et les aspérités de l’enveloppe des troncs.
Parfois, j’estompe le carré conté à l’aide d’une brosses à poil dur afin de respecter l’équilibre entre la matière et le dessin.
La première pluie donnera plus de naturel au dessin.
Les couleurs de valeurs moyennes du support de l’écorce renvoie au dessin classique où l’ombre et la lumière ressortent. Comme les pastels du XVIII ème siècle réalisés sur un fond (mezzo tinto) gris/bleu ou ocre.
Bernard Brisé photographie les séances de dessins. La présence de l’arbre, son volume, son feuillage offrent diverses possibilités d’images photographiques selon le temps, la lumière, le cadrage et l’effacement.
La météo et la lumière du jour invite le photographe à réaliser des compositions variées dans le parc .
L’affiche de « A la recherche de Daphné »
Posté par François dans En créant, en écrivant, Expositions le 28 août 2011
Une photo de Bernard Brisé des « visages-pierres »
Posté par François dans Expositions le 31 août 2011
Des pierres peintes seront dispersées sur le sol du parc du Bois Fleuri à partir du 25 septembre.
Fruits d’autres métamorphoses, elles sont le pendant minéral des visages tracés sur les arbres.
Vous pouvez les chercher, les trouver, les garder ou les laisser à terre …ou les déplacer et les enterrer plus profondément…ou vivre avec elles votre histoire .






























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