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Phaéton se vanta…

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Les deux premiers arbres de la ballade artistique « A la recherche de Daphné »

Le chêne/Zeus matin en plein soleilAvant l'entrée du parc, le platane/gardien

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Une bibliographie pour « Daphné »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petite bibliographie en devenir  pour «  A la recherche de Daphné »

« Daphné »

Arnaud Poujol

2011 – A publier !

 

« Les Métamorphoses »

Ovide

Édition de Jean_Pierre Néraudau

Folio classique

N° 2404 – 1992

 

« Mythologie des arbres »

Jacques Brosse

Petite Bibliothèque Payot

N° 161 – 2001

 

« Pierres »

Roger Caillois

NRF

Poésie/Gallimard

n° 67 -1971-

 

« L’arbre »

Roland Bechmann

Tang Ke Yang

Collection Proches Lointains

Éditions Desclée de Brouwer

et aux Presses littéraires et artistiques de Shanghai

 

« La fable de Daphné. Essai sur un type de métaphore végétale dans la littérature et dans les arts jusqu’à la fin du XVIIe siècle. »

Yves Giraud

Édition Droz , 1968.

Collection: Histoire des idées et critique littéraire. N° 92

 

« Signes, symboles et mythes »

Luc Benoist

Que sais-je ? n°1605

Presses Universitaires de France 1985

Photo Bernard Brisé

 

 

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Propos divers sur « A la recherche de Daphné »

Hors de toute perspective et hors de tout contexte décoratif, mes visages peints se rapprochent davantage de l’icône que du portrait. L’icône s’oppose au portrait naturel représentatif d’une personne dans son contexte, ses émotions. Plus schématique, elle entraine une certaine froideur. Ces différences expliquent un genre pictural : « la manière grecque » (maniera greca), abandonnée à la Renaissance au profit d’une peinture plus naturelle.


Eikôn en grec signifie « image ». Elle possède une dimension religieuse parente des mythes qui nous occupent. Son spectateur perçoit une atmosphère liée à la magie renforcée par la présence des arbres. Voire même, pour mes réalisations, une apparence d’idole sylvestre.

Les icônolâtres (vénérateurs de l’icône) du Bois fleuri pourraient donc idolâtrer une image symbolique de la femme non dé-fleurée par la brute apollinienne. Au-delà du mythe antique, Daphné reste l’exemple de la femme libre de ses choix ; peut-être l’image du féminisme ? Mais, si elle est évoquée dans ce travail le spectateur doit-il la trouver ? Peut-on l’identifier dans une de ces figures tracées sur ces arbres ? L’énigme étant résolue, il n’y aurait plus de mystère pour le spectateur, la magie serait perdue !

Perdre la face, l’effacement, la disparition sont des termes au cœur de ce dispositif.

La plante principale, le laurier est liée à la magie, la divination des pythies et le couronnement des artistes et des sportifs vainqueurs.

Le dessin sur l’écorce m’échappe, il se crée des incidents heureux entre le graphisme et les aspérités de l’enveloppe des troncs.

Parfois, j’estompe le carré conté à l’aide d’une brosses à poil dur afin de respecter l’équilibre entre la matière et le dessin.

La première pluie donnera plus de naturel au dessin.

Les couleurs de valeurs moyennes du support de l’écorce renvoie au dessin classique où l’ombre et la lumière ressortent. Comme les pastels du XVIII ème siècle réalisés sur un fond (mezzo tinto) gris/bleu ou ocre.

Bernard Brisé photographie les séances de dessins. La présence de l’arbre, son volume, son feuillage offrent diverses possibilités d’images photographiques selon le temps, la lumière, le cadrage et l’effacement.

La météo et la lumière du jour invite le photographe à réaliser des compositions variées dans le parc .


 

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A la recherche de Daphné

« A la recherche de Daphné. »

 

 

 

Un projet dans le parc du Bois fleuri à Lormont de septembre à novembre 2011 .

 

 

 

 

 

Afin de fuir les ardeurs amoureuses d’Apollon, Daphné est transformée par son père en laurier .

Depuis ce jour, en mémoire de son amour, Apollon couronne d’une branche de laurier les artistes et les sportifs victorieux.

Le mont des lauriers, Lormont, possède un magnifique parc nommé Bois fleuri au sein duquel se trouve  l’architecture du Pôle culturel et Sportif. Son logo en est un arbre stylisé.

Le parc du bois fleuri, constitué d’arbres aux essences diversifiées, est bordé de lauriers. Je me propose de dessiner à la craie  un visage sur l’écorce de certains arbres afin de les personnifier. Les matériaux utilisés sur l’écorce seront effacés avec le temps. Le dessin sera dégradé par les intempéries afin de laisser place aux souvenirs de cette action. Les couleurs utilisées composées de teintes naturelles issues de la terre que sont les ocres jaunes et rouges retourneront à la terre et se marieront avec celle de l’automne.

Cette action sera suivie et interprétée par des photos de Bernard Brisé. Il accompagnera la réalisation et l’effacement des dessins en proposant sa vision artistique du parc.

Des textes écrits par Arnaud Poujol réinterprèteront le cartel traditionnel de botanique afin de reconstituer un cheminement poétique à travers le parc. A moins que des textes enregistrés accompagnent le spectateur dans une visite guidé-audio du site.

La musique et le son seront créés par Serge Korjanevski

 

Les visages des nymphes sylvestres tracés sur les écorces nous permettront de redécouvrir les liens étroits entre la nature et la mythologie. Le rôle des arbres dans la vie des hommes et les manifestations de la présence des dieux sur terre à travers eux nous révèlent le besoin depuis la nuit des temps de nous accorder à la nature.

 

 

 

 

 

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